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Littérature

24 janvier 2009

Jean-Paul Sartre Situations, 1 (essais). Lecture du passage: "M. François Mauriac et la liberté" (1939)

 

Jean-Paul Sartre Situations, 1 (essais). Lecture du passage: "M. François Mauriac et la liberté" (1939)



contexte:


article célèbre de la critique de François Mauriac, et notamment son livre sur la suite de la vie de Thérèse Desqueyroux: La fin de la Nuit, par Jean-Paul Sartre


Article parut dans le journal en Février 1939



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liens: fabula* sur caroline casseville (et son livre)



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extraits, citations:


"Le roman ne donne pas les choses, mais leurs signes."


"(...) un livre n'est rien qu'un tas de feuilles sèches, ou alors une grande forme en mouvement: la lecture. "


" Si je soupçonne que les actions futures du héros sont fixées à l'avance (...); il ne reste plus que moi, moi qui lis, moi qui dure, en face d'un livre immobile. Voulez-vous que vos personnages vivent? Faites qu'ils soient libres. "


" (...) les auteurs chrétiens, par la nature de leur croyance, sont le mieux disposés à écrire des romans: l'homme de la religion est libre. "


" L'indulgence suprême des catholiques peut nous irriter, parce qu'ils l'ont apprise: s'ils sont romanciers, elle les sert. Le personnage romanesque et l'homme chrétien, centre d'autodétermination, ont des caractères, mais c'est pour y échapper; libres par delà leur nature, s'ils cèdent à leur nature, c'est encore par liberté. "


"(...) la fin de la nuit veut atteindre une femme au plus profond de sa liberté (...) nous voici au coeur de l'art romanesque, de la foi. (...) j'avoue ma déception (...) je n'a pas oublié mon temps."


"Pourquoi n'ai-je pu l'oublier (f mauriac) ni m'oublier? Et qu'était donc devenue cette prédisposition du chrétien pour le roman? Il faut revenir à la lberté. Cette liberté dont M. Mauriac fait cadeau à son héroïne, par quels procédés nous la découvre-t-il?"


"T Dlutte contre son destion, soit. donc elle est double. toute une part d'elle-même est ensérée dans la nature (...). Que la liberté accepte la Nature: le règne de la fatalité commence."



rapprochement avec les stances de rotrou


"en lisant M.Mauriac - et peut être est-ce son mérite- on rêve d'une uatre thérèse, qui eût été plus capable et plus grande."


"(..)c'est l'âme chrétienne, unie au corps par l'imagination, et qui se rebelle contre les apétits du corps."


"(...) cette fatalité (...) est-ce seulement le déterminisme de ses penchants? Mauriac l'apelle destin. Ne confondons pas destin et caractère."


"J'admets donc que Mauriac est sérieux quand il parle en chrétien de la destinée. Mais lorsqu'il en parle en romancier, je cesse de le suivre."

Posté par mlivres à 00:20 - AUTEUR FRANCE 1900<<1980 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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