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23 janvier 2009

Milan Kundera - la lenteur - 1995

Milan Kundera - la lenteur - 1995

biographie de Milan Kundera:
1929: naissance à brno en république tchèque
1948: études littéraires
1952: fin des études d'école de cinéma
1956: réintégré au parti communiste
1970: définitivement exclu du parti communiste

bibliographie de Milan Kundera:
1967: La plaisanterie (Žert)
1968: Risibles amours (Směšné lásky) - Nouvelles
1973: La vie est ailleurs (Život je jinde)
1976: La valse aux adieux (Valčík na rozloučenou)
1978: Le livre du rire et de l'oubli (Kniha smíchu a zapomnění)
1984: L'insoutenable légèreté de l'être (Nesnesitelná lehkost bytí)
1990: L'immortalité (Nesmrtelnost)
1995: La lenteur
1997: L'identité
2003: L'ignorance
Théâtre:
1981: Jacques et son maître
Essais:
1986: L'art du roman
1993: Les testaments trahis
2005: Le rideau

résumé de la lenteur:
1/Le narrateur et son épouse Véra passent leurs vacances en France.
PARABOLE du motard qui les dépasse/ éloge de la lenteur dans l’acte amoureux.
2/nouvelle représentative de l’esprit du 18ème siècle, parue en 1777, sur l’amour entre Vivant Denon, 20 ans, au théâtre, avec Madame de T.
3/hédonisme : penchant amoral pour la vie jouissance
Epicure : écarter la souffrance. « Eprouve du plaisir celui qui ne souffre pas. » Kundera considère les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos comme le plus grand roman actuel : conquête du plaisir, conquête.
Epicure : « L’homme sage ne cherche aucune activité liée à a lutte. »
4/arrivée au château
Parabole publicité TV enfants riches/ enfants somaliens.
Parabole jardin du château/autoroute derrière
5/philosophes Berk/Duberques
6/introduction de la notion de danseur établie par Pontevin.
7/portrait d’un ami de Pontevin, Vincent.
Je trouve le portrait assez bien, sensible. Apparement Kundera veut nous faire penser à une relation presque homosexuelle entre Vincent et son ami: une admiration béate, ridicule. Fascination pour le grandiose, les "danseurs".
Il est à noter que la notion de danseur, si elle est intéressante, commence à ennuyer dès le second chapitre où elle est (mal) traitée.
8/discussion entre Vincent et Pontevin sur la théorie du danseur. Pontevin dit qu'il n'est pas un danseur car ce terme s'applique exclusivement aux exhibitionnistes de la vie publique, or cette vie, il l'abhorre.
9/10/11/ scènes et explication psychologique des actes de Mme de T et Denon.
12/ discussion sur la gloire et l'impact que cela a sur les lecteurs.
13/Berk a eu des problèmes avec une femme. harcèlement des hommes glorieux. immaculata.
à partir de ce chapitre, j'ai eu le choix: ou arrêter de lire ce livre pour le moment franchement nul, ou poursuivre.
14/ kissinger, conseiller du président Nixon. harcèlement d'une journaliste qui s'invente une relation, sa réalité avec lui. "elle avait la certitude d'être "élue" ".
, hum, tout le raisonnement que j'ai lu n'est qu'un ramassis de merde, sans fondement.
15/"être élu"...discussion: citation véridiques du livre:
"les saints sont élus par dieu"
je m'ennuie ferme.
Les communistes (ou ex-) qui parlent de Dieu, sont toujours très marrants.
"être aimé sans mérite, c'est la preuve d'un vrai amour "  !!!
"il est beau d'entendre: je suis folle de toi bien que tu sois ni intelligent, ni honnête, ...etc. "= être élu.
masochiste en plus....
"les autres amours ont l'air interessés"
bientôt il écrira que les hommes/femmes riches, beau, intelligents, ne sont pas dignes d'être aimés et QUE LES FEMMES SONT VENALES. .... allez Kundera, avoue, tu es un petit macho, hein. ta maman t'a fait mal quand tu étais petit et depuis tu te venges sur toutes les plantes. Dis donc, ton portrait de Véra, pour l'instant, il a l'air bien mou. Je parie que tu l'a quitté pour une plus jeune. Voyons voir la suite.
"le nourrisson est élu "
"la fillette qui dit "parce que moi je te le dis" = "elle se sent élue" -> le risque c'est la chute
rapprochement avec Immaculata du chapitre 13
16/ savant Tchèque dans un salon. discussion avec une secrétaire sur les réformes de Jean Hus, qui a permis d'écrire le son "tsch" en "ç + ^ à l'envers " au 14ème siècle.
discussion sur les accents circonflexes, séduction, notion de fierté mélancoliue du savant tchèque
ce chapitre m'a plu.
17/ explication de la fierté du savant: il a été chassé de son pays pour des raisons politiques. rôle actif et non passif.
au vu de la biographie de Kundera, ce chapitre est hautement autobiographique. Et à partir du moment où c'est autobiographique, il y a un parti pris, autodéfense, subjectivité totale, que je hais. J'ai donc détesté ce chapitre.
18/ discours émouvant et inattendu du savant tchèque devant son auditoire. il est applaudi et ovationné par la salle, dont Berk.
19/en fait, le savant, en faisant son discours inattendu, a oublié de faire son discours officiel après, ce qui fait qu'il a été ridicule. Mais le savant décide que ceci est bon, etc.. et le rend plus beau.
pas mal l'idée de l'oubli. bien.
20/échec de Vincent
21/rencontre Vincent- Julie la dactylo
22/discussion entre Berk et le savant Tchèque, Immaculata les interromps
23/ Berk vanne publiquement le tchèque + insulte Immaculata en privé
24/ Humiliation de Vincent
25/ Vincent, la dactyle, le trou du cul
26/ Véra, cauchemard, prophétie
27/ savant tchèque, comment peut-on passer si légèrement de l'admiration au mépris?, fier de ses muscles et son corps
j'ai trouvé ce passage interessant. Le corps est très concret, et il est bon, quand on va mal, de savoir pouvoir compter dessus.
28/poème de Guillaume Apppollinaire sur le trou du cul, 2 poèmes, 9ème porte, + mystérieux que l'autre
29/trou du cul, vincent, julie, vincent trouve une réplique qu'il aurait dû dire à l'autre homme. baignade dans la piscine de l'hôtel.
30/immaculata rompt brutalement avec son cameramann
31/immaculata met une robe blanche
32/le cameramann devient vulgaire verbalement, elle part
33/35/36/ copulation de vincent et julie. le savant tchèque les observe.
37/apparition d'une femme spectre blanc qui hurle, julie s'enfuit.
passage hautement gracquien. Je devine que Kundera va nous plonger dans un monde irréaliste. Ce passage me rapelle (très copié collé) les passages de fin de: "Au château d'Argol" de Julien Gracq ( résumé sur ce site)
38/la femme c'était immaculata. poursuivie par le cameraman, elle nage, habillée. cherche à se moyer.
39/40/e savant tchèque la sauve de la noyade; se bat avec e cameramann, qui lui casse une dent. le savant tchèque pleure.
il n'a vraiment pas de chance ce savant tchèque!!! mais pourquoi s'acharner sur son personnage??? pourquoi encore lui casser une dent, le faire pleurer???
41/ discussion sur l'oubli
42/Vincent et Julie, vincent bande enfin, mais Julie n'est plus là.
43/ second réveil de Véra. elle veut quitter ce château.
je n'ai compris aucune des apparitions de Véra, ni leur utilité dans le roman. Le personnage de Véra a l'air folle, mystique, sujet à des visions digne de n'importe quel groupe mystique bas de gamme.
44/discussion sur la fin de l'histoire avec Mme de T. Elle a menti à tout le monde, c'est elle, "le vrai disciple d'Epicure"
45/46/ Vincent cherche ce qu'il va raconter à ses amis de cette soirée. veut mentir, "bite plurielle"
je n'ai, à ce stade du livre, toujours pas compris la notion (décidément très mal expliquée) de danseur. Et je trouve le personnage de Vincent très creux.
Je voudrai mettre en parallèle, la notion de "faiseur", expliquée en 2 phrases, et très clairement, dans: Rien de grave de Justine Levy (2004),qui qualifie Raphael Enthoven, son divorcé mari, de faiseur. Là au moins, c'est clairement expliqué. Et ça vient de sa grand -mère.
47/reflexion sur Denon et Mme de T.
le personnage de denon est le seul que je comprend.
48/rencontre entre Denon et le chevalier denon
49/maigre discussion entre les deux, vincent n'ayant aucune envie de l'écouter. Denon du souhaite alors être seul.
50/Vincent veut s'enfuir sur sa moto
51/ Véra et Kundera observent Denon dans sa calèche, s'assoupir. C'est sur lui que repose l'avenir.
tout ça pour ça...

avis sur le livre:

assez rapidement la déception. Je savais que Alain Finkielkraut était un admirateur et un lecteur de Milan Kundera.

J'ai lentement lu la lenteur, par contre mon avis a été immédiat: je n'aime pas. La lenteur est un mélange de harlequin pour femmes ménopausées et pour vieux monsieurs intelligents.

pourquoi j'ai lu la lenteur:

Comme pour certains résumés de ce site, j'ai une raison de lire la lenteur, et je l'explique ici.

C'est à cause d'une femme, qui n'existe pas; un personnage de roman, marxiste, normalienne, française, bête et idiote. Le genre de femme que je déteste, que je hais, qui m'a fait vomir à chaque fois qu'elle apparaissait, folle, dans le roman. Elle s'apelle Delphine Roux, et si vous la croisez un jour (non, je ne dirai pas le titre du roman, à vous de tous les lire, marre de faire le boulot à votre place, vous êtes dans l'assistanat depuis le départ, et me reprochez la maigreur de mon site, quelle blague!)

Donc je la hais, je lis un auteur qu'elle admire par dessus tout, j'essaie de la comprendre, j'arrive même à apprécier l'auteur, un peu, au début, pui je lis, et là je me dis, mais elle est vraiment en décalage complet entre son niveau intellectuel et le niveau qu'elle lit. Pour moi, ça revient à lire Picsou pour comprendre quelque chose à la vie.

Kundera est un bon auteur. c'est un fait, et je veux bien le dire.

mais il y a quand même mieux.

Ce que , concrètement je reproche à Kundera, c'est : de trop grosses ficelles. Des refelxions trop évidentes. De la psychologie (même pas psychanalyse) psychologie.

Je n'avais pas demandé un cours de psychologie. Le passage du "trou du cul" est nul. Je n'ai même pas rigolé. J'étais, muette, glaciale, devant le chapitre. J'ai bien vu la volonté de choquer. Bof, e veux bien faire semblant d'être choquée. mais dans le fond, je crois qu'il s'attend à être lu par des gens très coincé: c'est des phrases chocs pour gens coincés.

C'est la première idée que j'ai eue.

Posté par mlivres à 23:41 - AUTEUR SLAVE - Commentaires [2] - Permalien [#]
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    Eh bien!

    Eh ben dis donc, ça c'est de la critique au sens propre du terme!
    D'autant plus surprenant quand on retrouve ton space comme seule réference de " Nesnesitelná lehkost bytí" dans le texte.
    Dommage d'avoir pris la lenteur pour cible. Des 5 kundera que j'ai lu, c'est le moins bon.
    En dirais-tu autant de l'insoutenable légéreté de l'être?
    Si quelqu'un qui a lu les chemins de la liberté, j'en serais surpris. Mais ce qui me surprend surtout, c'est que de tes auteurs tu cites souvent des oeuvres qui me semblent mineures, et, argh, chez mes auteurs préférés (Sartes, Kundera, Coelho, Houellebecq,...)
    Iconoclaste!
    Merci quand même pour ton space sympa (un peu blasphématoire quand même..,

    Posté par Mike, 23 janvier 2009 à 23:50
  • Si je peux me permettre, d'accord vous n'avez peut être pas aimé le livre mais surtout vous ne l'avez pas compris.
    Il ne s'agit en aucun cas de l'histoire entre Vivant Denon et Madame de T., mais d'une nouvelle de Vivant Denon. Il ne faut pas confondre narrateur et auteur ! C'est le cas pour donc la nouvelle de Vivant Denon mais aussi pour le narrateur de La Lenteur. Vous passez à côté des polyphonies et dialogismes qui sont la clef de se roman (notamment l'admiration de Vincent pour Sade) et tellement d'autres choses plus importantes que les quelques "paraboles" maladroitement relevées. Bref, je suppose que pour quelqu'un qui ne souhaite lire que pour se divertir, ce n'est effectivement pas le bon roman.

    Posté par BBJ, 08 novembre 2011 à 21:25

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