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23 janvier 2009

Ivan Gontcharov - Oblomov

Ivan Gontcharov  - Oblomov


Qatrième de couverture: Un des livres les plus célèbres de la littérature russe du XIXème siècle, Oblomov est la peinture d'un personnage velléitaire. Bien qu'il soit bon et délicat, idéaliste même, Oblomov est incapable d'agir. sa paresse est plus qu'un vice, c'est une maladie. Seul l'amour semble capable de le tirer de cet état. Mais Oblomov retombe bientôt dans son apathie. Au lieu d'épouser celle qu'il aime, il prend pour femme sa logeuse, qui encourage son inertie.
Toute une société s'est reconnue dans le personnage d'Oblomov, au point de créer un nouveau mot russe: l'Oblomovisme.
Oblomoff parut en 1859. c'est l'histoire d'une maladie de l'âme, que l'auteur est le premier à diagnostiquer. dépouillant son héros du costume romantique, l'auteur découvre le cancer qui dévore l'être et en fait un éternel infirme: laparesse, inertie profonde, congénitale, impossibilité de transmuer le rêve en réalité. C'est la grande apathie russe: "l'Oblomovstchina".

Le héros du livre, Ilia Ilyitch Oblomoff apparaît plus vivant, avec sa tendresse timide, "ses larmes invisibles", et cette peur enfantine devant la vie, qui nous le font aimer jusque dans son avilissement.

Résumé très détaillé:
I. partie I pages 12-148
II Partie : pages 148-279


I. partie I pages 12-148
I. Oblomoff habite rue Gorochovaya
32-33 ans; taille moyenne, yeux gris sombre; douceur de caractère dominant, fondamental de son visage
épaules molles, un peu gros, efféminé; sommnolence douce
reçoit une lettre du starosta (=l'ancien du village).
II. 1ère visite : Volkoff : jeune homme très occupé, très gai
c’est le 1er Mai, il y a une fête dans la ville voisine et veut inviter Oblomoff, est amoureux
2nde visite : Soudbinsky : fait carrière, se marie l’an prochain avec Marouchina (page40)
3ème visite : Penkine : écrivain, discussion sur les « larmes invisibles »
4ème : Alexieff (pages 48-49), personnage fade et méchant
III.5ème visite : Mikkeï Andreiewitch Tarantieff, voisin de campagne d’Oblomoff, négligé, grossier, intelligent, rusé, mais incapable d’agir ;
André Ivanovitch Stoltz : seul véritable ami d’Oblomoff. André aime la vie, l’activité, la science, le progrès.
IV. Oblomoff demande des conseils à Tarentieff, qui le conseille mal, lui propose de déménager le lendemain dans le Vyborgskaya Storona chez sa commère et de renvoyer le Starosta.
V. destinée et CV d’Oblomoff
VI. description de son amitié avec Stolz
VII. relation Zakhare – Oblomoff
VIII. songes d’Oblomoff (pages 91-143)second rêve très interessant: conteuse, rêves, monstres "Le conte merveilleux se confondra avec son existence, et il s'affligera de voir que la réalité et la fiction(...)"
Partie II :
I.portrait de l’enfance de Stolz
II. discussion entre Oblomoff et Stolz sur le sens d’une vie « ce n’est pas la vie, c’est un espèce d’oblomovtschina ! »
III. rencontre avec Olga Sergueievna. « d’ailleurs c’est une enfant charmante ; peut être suis-je trop partial à son égard »
IV. Olga chante pour Oblomoff, qui est troublé et s’enfuit.
V.page 198. Stoltz part en France. Olga offre sa main à baiser à Oblomoff.
VI. doutes d’Oblomoff sur la véracité d’amour d’Olga pour lui : « comment pourrait-elle aimer un être aussi ridicule que moi, aux joues fanées, au regard endormi, …elle ne fait que se moquer de moi. » « MOI ! Oblomoff ! Stolz ! Mon Dieu , mais c’est lui qu’elle aime… » se dit-il épouvanté. Oblomoff est invité chez la tante d’Olga, mais Olga n’y participa pas pour se moquer de lui.
VII.Soritonka arrive : c’est l’ami d’enfance d’Olga. Cette arrivée les fait revenir la réalité : ils doivent se marier. Olga est une victime d’aimer Oblomoff car les gens la regardent de travers depuis qu’elle le fréquente. Il lui demande sa main, elle accepte mais veut d’aord qu’Oblomoff règle ses affaires courantes (trouver un appartement, etc.)
VIII. rencontre entre Oblomoff et la logeuse Agafia Matveievna, qui mène une vie douce, semblable à celle du rêve d’Oblomoff.
IX. Oblomoff n’arrive pas à régler ses affaires et trouve sa logeuse charmante.
X. (page 245) « Le rêve s’est envolé. » Oblomoff se lasse des rendez vous clandestins.
XI. Encore une nouvelle dispute entre Olga et Oblomoff. Olga s’évanouit et veut rompre. « je viens de comprendre que j’aimais en toi un être imaginaire, que nous avions inventé Stolz et moi » (page 260). « Prend moi tel que je suis, aime-moi pour ce que j’ai de bon. » dit Oblomoff.
XII. Oblomoff dépérit, et va chez sa logeuse. Il lui fait des avances qu’elle ne refuse pas.
XIII. (page 273) Stolz revient. Oblomoff lui annonce qu’il s’est marié avec sa logeuse et qu’il a un fils qu’il a appellé André en souvenir de son ami. « et il reprit haleine, heureux d’être arrivé au bout de ses confidences. » André Stolz s’est marié avec Olga depuis 5 ans. « Non, je n’oublierai pas ton André ! songeait Stolz : tu es perdu, Ilia, perdu à tout jamais ».

a propos de l'auteur: Ivan Gontcharoff ( 1812-1891)
Gontcharoff a mis beaucoup de son propre caractère dans le personnage d'Oblomov, qui est devenu en Russie un personnage-type, comme peuvent l'être Alceste, ou Don Juan.

Mon avis: J'ai fini de lire ce livre fin janvier, soit deux semaines parès l'avoir ouvert. Gontcharov dresse un grand portrait d'un personnage tout à fait particulier. Ce livre est parfait.

AVERTISSEMENT: des rumeurs sur internet disent que une maison d'édition française aurait édité ce livre en tronquant une grosse partie.

Oblomoff est étonnement lucide lors de sa liaison avec Olga: il lui dit clairement, dans la scène de rutpure, "pourquoi ne pas m'aimer tel que je suis, au lieu de m'aimer tel que tu voudrais que je sois". Olga rêvait d'un Oblomoff actif, ce qui n'existe pas...
Une vie passée à refuser la vie, ou, paradoxalement, si l’on renverse le point de vue en se mettant au côté d’Ilia Ilitch, l’histoire d’une conscience qui a saisi le caractère mortifère de toute agitation, de tout mouvement qui éloigne de la jouissance liée à la contemplation.

Oblomoff est clairement à relier avec Mars de Fritz Zorn, puisqu'ils parlent tous les deux de l'inertie, la maladie de l'âme, le cancer de l'âme.

Posté par mlivres à 22:55 - AUTEUR SLAVE - Commentaires [0] - Permalien [#]
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